Ensemble des événements aléatoires propres à la navigation maritime : tempête, coup de mer, échouement, abordage, naufrage, disparition sans nouvelles. L'expression s'oppose à la fortune de terre, qui désigne les risques que l'expédition encourt à quai ou pendant les phases terrestres du transport.
La fortune de mer constitue le socle historique de l'assurance maritime, la plus ancienne des assurances : c'est parce que ces risques dépassaient les moyens d'un seul armateur qu'est né le partage du risque, d'abord par le prêt à la grosse, puis par la police d'assurance.
Tout dommage survenu en mer n'est pas pour autant une fortune de mer. La jurisprudence exige un caractère fortuit et une certaine anormalité de l'événement. L'usure normale et le défaut d'entretien du navire relèvent de l'exploitant ; le vice propre de la marchandise et l'insuffisance d'emballage relèvent des intérêts cargaison. Dans les deux cas, la garantie ne joue pas.
Le français emploie aussi l'expression dans un second sens, celui de patrimoine de mer : l'armateur qui abandonnait son navire et le fret « en fortune de mer » limitait sa responsabilité à cette masse. Ce mécanisme a cédé la place aux fonds de limitation calculés sur la jauge, mais l'expression a survécu.
Smart Sailors met ce vocabulaire en pratique : un logiciel de GMAO maritime pour la maintenance, les certificats, les stocks et l'équipage, à bord comme à terre.
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